mardi 18 octobre 2011

Ligne du temps

1 an et 8 mois



Temps passé en Angleterre.


Le désir se fait sentir de pondre deux-trois lignes, question de me rappeler que je sais encore écrire la langue de Molière.
Je pense en Anglais, rêve en Anglais, me fâche et sacre en Anglais. Je me parle toute seule en Anglais. C’est grave docteur?


Parlant de docteur; je viens juste de voir le miens. J’ai pris rendez-vous ce matin; j’ai eu un rendez-vous pour le même jour. « MON DIEU ÇA DOIT ÊTRE VRAIMENT GRAVE ! », que je vous entends déjà dire. Eh ben non. C’est comme ça au Royaume-Uni; rendez-vous le même jour. Que ce soit un saignement de nez, une grippe. Une maladie imaginaire. N’importe quoi. Système de santé anglais : 1. Québec : 0.


24 jours



Le temps qu’il me reste à habiter dans mon super appartement avec ma super coloc/amie/collègue, Claire Bickers. C’est pas beaucoup de dodos (directement proportionnel au nombre de jours). Ce fut une belle aventure au 19 Grange Road. Un trois et demi partagé TRÈS inéquitablement entre Claire (occupant le salon) et moi-même (occupant la chambre à coucher). Je serai sûrement punie un jour pour cette inégalité. Ou condamnée à occuper la salle de bain dans ma prochaine colocation. On verra.


32 jours


Le temps avant mon voyage d’une semaine au Québec avec mon cher British que j’ai finalement convaincu (pas vraiment convaincu, ça a pris 1 minute en fait, le gars était pas mal déjà «mindé»). Deux jours à Montréal, le reste au Saguenay, peut-être un bref après-midi à Québec. La grande séduction revisitée. Avez-vous vu ce film? Shaun jouera le rôle du Docteur Lewis, celui qu’on tentera de séduire, de prouver que le Québec c’est « in ». Raymond Bouchard sera remplacé par ma mère, le sport pratiqué ne sera pas le Cricket mais le Hockey. La seule différence est qu’au contraire de Sainte-Marie-la-Mauderne qui avait désespérément besoin d’un docteur, le Québec lui, n’a pas besoin de Shaun. Ou d’un autre publicitaire. À suivre.