mardi 30 mars 2010

De l'autre bord




L'Angleterre, au fond, c'est pas si différent de chez nous (considérant "chez-nous" comme étant le Québec); on a les mêmes petits déjeuners, la même reine, le même mode de Gouvernement. On consomme des litres de ketchup par année, les fast food marchent à plein régime, on aime ben ça boire de la bière et se foutre de la gueule des Français pis on "chiale" toujours contre la température. Fondamentalement, on est les mêmes. Mais comme si ça pouvait pas être si simple, y'a fallu mettre les routes et le volant de la voiture DE L'AUTRE BORD. Ça l'air banal comme ça, pour quelqu'un comme moi qui conduira certainement jamais à Londres, qui n'aura jamais non plus de permis de conduire au Royaume-Uni mais sachez que ça change complètement ma vie. QU'ESSÉ QUI Z'ONT PENSÉ, SIBOIRE, À DIVISER LE MONDE EN DEUX SENS DE CIRCULATIION SUR LA ROUTE?!! Il y a forcément une explication à ce qui m'apparaît comme un non-sens, un pourquoi du comment, une loi, une origine, un ancêtre...En plus, ça se reflète dans toutes les sphères de la vie quotidienne; quand on marche dans en endroit achalandé et que la foule est tellement dense qu'on prend systématiquement le côté droit pour avancer(celui où l'on conduit). Devinez qui est toujours à l'envers de tout le monde le matin pour aller prendre le métro ?! Ou aussi, cette situation fatigante et inutile où l'on croise quelqu'un et qu'en voulant bien faire on se tasse et se retrouve nez-à-nez avec la personne, puis à gauche, puis à droite, puis petit rire nerveux des deux parties... ben moi, c'est TOUS LES JOURS que ça m'arrive! Pourquoi cette soudaine montée de lait...

*** Historique ***

La semaine dernière, mon coloc nommé David m'a prêté son vélo. Toute fière, je me suis dit que je sauverais bien du temps à me rendre chez Shaun à vélo; c'est 25 minutes à pied, sur une route assez calme, je peux bien faire ça en 5 minutes en pédalant à une vitesse normale.

ERREUR !

Le vélo, à Londres, c'est du sérieux. Il faut suivre à la lettre la signalisation routière (oui je sais au Québec aussi. Mais ici, les gens le font vraiment...) Déjà que je voyais pas l'intérêt de faire mes stop convenablement vu l'absence de voitures sur la route, j'avais bien de la misère à setter mon cerveau à rouler de l'autre sens de la route. Il faut dire que j'étais munie d'aucun réflecteur, aucune lumière et aucun dossard, choses dont est doté tout bon cycliste à Londres. Je pars et commence à pédaler; tout va bien, sauf la roue d'en avant qui menace de s'en aller à chaque tour. Ensuite, je me suis retrouvée dans un carrefour giratoire, puis dans un sens unique, puis un autre carrefour, puis un autre sens unique, puis un "quatre stop" puis... BAH!! J'ai complètement perdu le fil de la route, à savoir de quel bord je devais rouler... Je me suis retrouvée dans le sens inverse de la circulatioin, les voitures faisant par exprès pour passer près de moi pour me montrer que c'est moi qui avait tord... et le comble !! Un papi à pied, de 70 printemps bien révolus, m'agite le poing en me criant une poignée de bêtises que je traduirai comme; "Maudite esti de folle, dégage de la route"! Déjà qu'il en avait rien à faire puisqu'il marchait sur le trottoir de d'en face... Qu'il me crie des insultes comme si j'avais volé l'argent de la quête à l'église ou interrompue le discours du prêtre pour dire que le religion c'est de la "t@Ba$$nacle de Ma#de"... Bref je me suis tellement sentie souillée et humiliée que j'suis débarquée de mon vélo et j'ai fait le reste à pied. J'ai laissé le vélo de mon coloc chez Shaun et j'ose même plus le ramener tellement j'ai peur de me faire injurier par un autre p'tit vieux. Je vous dis; le cyclisme, à Londres, c'est du sérieux.

Chronique royale de la semaine.

Sur une note pas vraiment plus joyeuse, j'ai besoin de partager avec vous mes émotions sur une nouvelle parue en Angleterre cette semaine. Je faisais la file à l'épicerie pour payer mes bananes et mon lait semi-skimmed quand le grand titre d'un journal a attiré mon regard: DIANA WAS MURDERED IN PLOT TO DESTROY HER LOVE FOR DODI!; (http://www.express.co.uk/posts/view/165829/How-plot-to-stop-Diana-and-Dodi-s-affair-ended-in-murder-)
Comme ma passion pour la famille royale n'a de moins en moins de secrets pour vous, telle ne fut pas ma surprise d'apprendre que la mort de Diana n'était tellement plus mitigée que même les grands journaux osaient affirmer noir sur blanc en page couverture qu'elle avait été victime d'un complot entrainant sa mort dans les rues de Paris le 31 août 1997. Et bizarement, tout ceux à qui j'en ai parlé aujourd'hui en avait rien à faire. Moi, 13 ans plus tard, ça me met vraiment à l'envers.

lundi 22 mars 2010

Windsor






Petite journée de congé hors-London. Windsor et son château. Une demi-heure de train de Londres. J'ai pris le train de Paddington à Londres et je me suis sentie comme dans un roman d'Agatha Christie (4.50 from Paddington). Pour la première fois depuis mon arrivée, je me suis vraiment sentie en Angleterre. Parce qu'on sait que la capitale d'une ville, quoique toujours bien intéressante, n'est pas nécessairement le reflet d'un pays et de ses habitants. Windsor c'est une toute petite ville (28 324 habitants selon Wikipédia, donc un peu plus grand que La Baie) très touristique (pas comme la Baie... un peu plus :P) qui abrite le célèbre château. La ville est collée à Eton (collé dans le sens que tu traverses un pont et que t'es à Eton). Eton pour ceux qui l'ignorent (je dirais 99% de la population non anglaise) c'est là où a étudié le prince William. Petite ville de bourg gorgée de jeunes étudiants mâles prépuberts en costumes-cravate qui se la pètent, cheveux dans le vent et débardeurs affichant fièrement le logo de leur école. Un affreux mélange d'Harry Potter et de Degrassi (nouvelle ou ancienne génération, je l'ai jamais suivi de toute façon).

Bref, les mots me manquent pour décrire cette aventure; j'ai passé la plus grosse partie de la journée à nourrir les cygnes sur le bord de la rivière, à me perdre dans un labyrinthe dans un parc et à siroter une bonne ALE anglaise dans un pub. Mais sincèrement, le château de Windsor est plus qu'impressionnant (voir photos). J'avoue ne pas y avoir accordé l'importance méritée. J'y retournerai.

Anecdote pour ceux qui comme moi pensent que tout est rose et sont toujours bien attristés d'avoir à confronter le mauvais côté du monde; saviez-vous que les rumeurs veulent qu'Harry ( le fils du Prince Charles, pas l'étudiant à l'école de magie) ne soient en fait PAS son vrai fils mais bien celui de l'ancien amant de Lady Di, James Hewitt (parce que oui, chacun de leur côté ils avaient une vie extra-conjugale connue du public, je vous avais dit qu'il n'y avait jamais rien de rose...) J'ai mis les photos pour comparaison. Peut-être que vous le saviez tous en fait. Moi c'est le genre de potin que j'aime. Tellement que ça m'en fait oublier le château de Windsor. C'est ben pour dire.

mardi 9 mars 2010

Un mois au pays de la Reine






C'est de ma toute nouvelle chambre de 9pi/9pi que je vous écris, chers amis. Coincée quelque part entre mon lit de camp, mon garde de robe mobile IKEA et mon petit bureau qui me sert de table à manger, de bureau d'ordi, de commode et de table de chevet. Y fait froid et ça pue. Voilà mes premières impressions. Mais comme j'en ai vu d'autre par le passé et qu'à chaque fois j'étais toujours aussi négative au début (ben oui j'suis comme ça) ben je me dis que je vais certainement m'habituer et finir par (presque) aimer ça. En attentant, cet appart est le moins cher que je peux trouver, pas trop loin de la civilisation, me permettant d'avoir un train de vie presque normal. Appart, que dis-je !? Une chambre qui a dû servir de garde-robe un moment donné et l'accès à une cuisine et une toilette que je partage avec quatre coloc. Aussi, en venant tout à l'heure, j'ai réalisé que je restais encore une fois dans un ghetto(comme à Saint-Denis pour ceux qui suivent); je suis entourée de building miteux tous pareils et suis la seule blanche de mon quartier, encore. Donc voilà.
Le fait est que, ça fait un mois que je suis ici et voilà que c'est la première fois que j'écris. En fait je me suis questionnée pendant un mois à savoir si j'allais faire revivre ce blog ou pas. Je me suis dis que j'avais peut-être pas grand chose à raconter, que vous en aviez probablement marre de me suivre parce que je passe le plus clair de mon temps en voyage. Mais finalement, j'ai réalisé que j'en avais bien besoin, comme un genre de journal intime pour les exibitionnistes. Et puis si y'a deux personnes qui le lisent et sont au courant de ce qui se passe, ben ce sera toujours ça de gagné. Et pour être honnête, j'ai besoin d'écrire en Français. C'est vraiment important pour moi et je veux pas perdre l'habitude. Voilà, c'est dit.
Bref pour vous mettre à jour, j'ai passé le dernier (et premier) mois à mettre ma vie en ordre; chercher un travail, chercher un appart, ouvrir un compte en banque, me doter d'un numéro d'assurance sociale, me repérer dans Londres. Où en suis-je un mois plus tard ? Je travaillè à temps plein dans un café belge nommé Le Pain Quotidien. Je suis serveuse et c'est une job vraiment très rushante mais c'est en attendant. Je continue de garder l'oeil ouvert sur des emplois un peu plus... gratifiants. Pour l'appart vous êtes au courant. Donc voilà, missions accomplie pour ce premier billet, pardonnez-moi si je mets un autre mois pour le second, je sais juste pas où je m'en vais avec ça. J'ajoute quelques photos typiques touristiques londoniennes. Celles de ma chambre suivront bientôt.
En attendant; take care, je vous aime.