mardi 9 mars 2010

Un mois au pays de la Reine






C'est de ma toute nouvelle chambre de 9pi/9pi que je vous écris, chers amis. Coincée quelque part entre mon lit de camp, mon garde de robe mobile IKEA et mon petit bureau qui me sert de table à manger, de bureau d'ordi, de commode et de table de chevet. Y fait froid et ça pue. Voilà mes premières impressions. Mais comme j'en ai vu d'autre par le passé et qu'à chaque fois j'étais toujours aussi négative au début (ben oui j'suis comme ça) ben je me dis que je vais certainement m'habituer et finir par (presque) aimer ça. En attentant, cet appart est le moins cher que je peux trouver, pas trop loin de la civilisation, me permettant d'avoir un train de vie presque normal. Appart, que dis-je !? Une chambre qui a dû servir de garde-robe un moment donné et l'accès à une cuisine et une toilette que je partage avec quatre coloc. Aussi, en venant tout à l'heure, j'ai réalisé que je restais encore une fois dans un ghetto(comme à Saint-Denis pour ceux qui suivent); je suis entourée de building miteux tous pareils et suis la seule blanche de mon quartier, encore. Donc voilà.
Le fait est que, ça fait un mois que je suis ici et voilà que c'est la première fois que j'écris. En fait je me suis questionnée pendant un mois à savoir si j'allais faire revivre ce blog ou pas. Je me suis dis que j'avais peut-être pas grand chose à raconter, que vous en aviez probablement marre de me suivre parce que je passe le plus clair de mon temps en voyage. Mais finalement, j'ai réalisé que j'en avais bien besoin, comme un genre de journal intime pour les exibitionnistes. Et puis si y'a deux personnes qui le lisent et sont au courant de ce qui se passe, ben ce sera toujours ça de gagné. Et pour être honnête, j'ai besoin d'écrire en Français. C'est vraiment important pour moi et je veux pas perdre l'habitude. Voilà, c'est dit.
Bref pour vous mettre à jour, j'ai passé le dernier (et premier) mois à mettre ma vie en ordre; chercher un travail, chercher un appart, ouvrir un compte en banque, me doter d'un numéro d'assurance sociale, me repérer dans Londres. Où en suis-je un mois plus tard ? Je travaillè à temps plein dans un café belge nommé Le Pain Quotidien. Je suis serveuse et c'est une job vraiment très rushante mais c'est en attendant. Je continue de garder l'oeil ouvert sur des emplois un peu plus... gratifiants. Pour l'appart vous êtes au courant. Donc voilà, missions accomplie pour ce premier billet, pardonnez-moi si je mets un autre mois pour le second, je sais juste pas où je m'en vais avec ça. J'ajoute quelques photos typiques touristiques londoniennes. Celles de ma chambre suivront bientôt.
En attendant; take care, je vous aime.

mercredi 21 octobre 2009

Eddy à Paris





























"Joyce t'écris pas assez sur ton blog" ! Je sais maman! Surtout quand c'est ton seul moyen d'avoir des nouvelles quand j'appelle pas! Alors voilà; pour maman et surtout parce que j'ai passé une belle semaine avec mon amie Karyne et Sandy en visite à Paris.
En effet, ma Karyne chérie s'est enfin payée le voyage de ses rêves dans la Villes des Lumières et c'est chez sa fidèle amie Joyce qu'elle est évidemment débarquée. Where else? ;)
Rien de tel qu'un Québécois en visite pour vous rappeler que "Sibole!!! vous êtes à Paris!" et que les choses à voir en finissent plus... ben... d'être à voir! Donc voilà; quelques trucs qui n'étaient pas encore faits l'ont finalement été (ben oui c'est clair). Voir la Tour Montparnasse et par le fait même monter en haut pour admirer Paris au grand complet! Avec son ascenceur qui monte en ... combien déjà? 25 secondes ?! pour... 59 étages soit 210 mètres?.. Moi ça m'a paru tellement moins long que 25 secondes en plus. Trop occupée à constater avec Sandy que, comparativement aux immeubles dont le 13 ème étage n'était pas indiqué, les penseux de la Tour Montparnasse ne sont même pas donné la peine d'indiquer ceux compris entre 13 et 50. Pfff paresseux! En plus, une Tour par ville c'est dress! (trop saguenéen comme expression).
Après on a bien essayé d'aller au Cimetière du Père Lachaise, mais c'était "mort" raide. Tout comme les Catacombes d'ailleurs.
Ah oui, aussi, on a fait une croière romantico-romantique sur la Seine, en soirée. À part le fait qu'on était pratiquement assis sur les genoux des n'amis d'en arrière et qu'on avait personne d'autres que nous même à embrasser en passant en dessous du pont Marie, c'était swell comme tour! Karyne s'est gelée les "burnes", mais moi j'étais réchauffée par le côté romantique de notre balade. Assez pour NE PAS acheter de photo à 10 euros quétaine de nous prise par les photographes du bateau. Et surtout pas de p'tite Tour Eiffel en porte-clé que les Haîtiens sont presque prêts à te donner de l'argent pour. Rien. Niete. Nada. On s'égare.
Heureusement aussi que Karyne m'a trainée au Centre Georges Pompidou et son musée d'art contemporain. J'conseillerai même au gens de voir ça avant le Louvre. Moins touristico-touristique (j'invente des mots mais c'est pour que tout le monde focus sur le caractère beaucoup trop touristique de la chose). J'suis arrivée en juin j'me suis dit " Tiens! y'a sacrément de touristes ici! (surprise!) mais c'est parce que c'est en juin. Et je me suis répétée la même chose en juillet, en août puis en septembre. Et là en octobre, j'vous avouerais que je sais plus quoi dire. Y'a toujours du monde icitte calvaire ! Beau temps, mauvais temps, récession, pandémie grippale, présence de Joyce... Rien à faire, ça se garroche sur les Tour Eiffel en porte-clé comme une boulimique dans un pot de mayonnaise.

jeudi 8 octobre 2009

London calling!
























































Now get this; London calling, yes, I was there, too An' you know what they said? Well, some of it was true! London calling at the top of the dial And after all this, won't you give me a smile?London Calling I never felt so much alike, like-a, like!
Ah Londres! Tellement moins prétentieux que Paris! Et les gens y sont tellement plus sympathiques globalement! Faut dire que l'ambiance s'y prêtait; une gang formidable "Les Moules de St-Malo"; 2 Anglais, 2 Australiens, 1 Canadienne; tous membres du Commonwealth! Des enfants de l'Empire britannique! I'm a Crown Loyalist!!
J'ai vu Buckingam Palace où réside notre reine, le Gros Ben, les téléphones rouges, les Gardes avec les gros chapeaux poilus. C'est une ville le fun. Y'a peut-être moins de trucs à voir qu'à Paris mais les gens sont plus gentils. C'est encore plus cher qu'à Paname mais y'ont du Ketchup Heinz et des vrais petits déjeuners oeufs-bacon-saucisses-bines-petates.
Quel soirée au virtuo-golf où j'ai pu remettre à jour mon swing! Soirée dans un bar branché après, où payer pour se faire laver les mains aux toilettes par une femme est normal. Où les Gin tônic sont à 9 Livres (15 piasses). Mais quelle soirée. Jamais autant ri de ma vie. Retour à Saint-Denis. Malade. Y pleut. Quel merde. V'la mon amie Karyne demain!! Montréal 2010 les Moules!

mardi 29 septembre 2009

Sur les traces des McLean
























































Woooww!! Je sais que certains avaient hâte de connaître l'issu de mon périble en Écosse. Bon, ceux qui voulaient vraiment savoir, depuis 3 jours vous vous êtes sûrement informés. Sinon anyway j'ai vendu le punch en mettant les photos sur facebook. Je vais essayer de rendre cette section inédite, question d'assurer quelque peu d'exclusivité aux fidèles lecteurs de ce blog. SALUT À TOI CELUI QUI ME SUIT DEPUIS LE DÉBUT! qui que tu sois...
Donc voilà une semaine en Écosse qui vient de s'achever. Une semaine formidable. Sur les traces de mes ancêtres sans trop chercher. Juste pour le feeling. QUEL FEELING! Déjà en débarquant du bus à l'arrivée, j'me retrouve en plein milieu d'Edimbourg. Oui c'est touristique. Oui tout est là pour faire en sorte que tu te sentes en Écosse. Le gars qui joue de la cornemuse au coin de la rue, y sait très bien que c'est pour donner une ambiance "du terroir". Comme les monsieurs défilant en kilt. Mais que voulez-vous; moi ça m'a touché au plus haut point. J'ai même versé une larme pour comémorer l'événement. Auberge de jeunesse correcte. De belles rencontres encore. Dans les pubs. À l'auberge. Dans la rue. Au resto. dans les pubs. en visitant. Ceux qui ont bien suivi remarqueront que le mot "pub" est revenu 2 fois. Bien vu champion. C'est parce que j'ai passé la semaine à tester toutes les délicieuses bières que nous offre l'Écosse. En fait, à l'Auberge jeunesse, j'avais la chambre à thématique "dépendance" et le lit "Alcohol". D'autres pouvaient avoir le lit Dark Vador dans la chambre Star Wars par exemple. Moi c'était Alcohol addicted. Mes collègues de chambres ont dû trouver que j'ai bien respecté la thématique puisque je suis rentrée feeling tous les soirs. J'ai bien fait le tour de la ville (qui est tellement incroyable!!!) j'en connait presque tous les racoins, j'ai pas arrêté de marcher. Avec un genou scrap et un pied entouré de Saran Rap. Pas parce que j'ai le fantasme d'être un reste de pizza; parce que j'me suis faite tatouer. J'ai eu la brillante idée de me faire dessiner su'el pied avec des aiguilles au début du voyage et donc de volontairement me handicaper pour la semaine. Mais j'aime le résultat. Virtue-Mine-Honour, la devise du clan McLean en Écosse. Vraiment dans la thématique.
J'suis pas restée toute la semaine dans la capitale, j'suis partie à l'aventure 2 jours dans les West Highlands. QUE-TROP-BEAU. Sans mot. Dodo dans un p'tit Bed & Breakfast cozy. Je pourrais faire 85 blogs sur l'Éosse. Je reste cependant dans le superficiel; y'a pas de mots, rien qui puisse décrire ce que j'ai vécu. C'était très personnel comme voyage; je l'ai fait pour mon père et moi. C'était intensément émotionnel. Et je l'ai gravé sur l'pied pour la vie.

lundi 28 septembre 2009

Tattoo




Voilà pour papa et maman qu'ils voient mon cadeau de fête ! Je vous aime !!

jeudi 10 septembre 2009

Week-end strasbourgeois











Strasbourgeois, ça fait tellement class!
Quelle chance d'avoir pu visiter Strasbourg la fin de semaine dernière! C'est vraiment un endroit où je me verrais vivre. En deux jours ont a quand même grosso modo fait le tour. J'étais dans un Auberge jeunesse super, j'ai rencontré un Québécois super cool, j'me suis fait une journée shopping dans un vrai centre commercial COMME AU QUÉBEC, j'ai passé la soirée dans une micro brasserie où la bière était super bonne. Et j'ai veillé au bar de l'Auberge jeunesse assise au bar à jaser avec la serveuse avec un autre Québécois. Comme au bled! Strasbourg c'est tellement à la limite de l'Allemagne que les Strasbourgeois et les Alsaciens en général sont pas tout à fait Français, ont beaucoup d'influences allemandes. Beaucoup plus proches des nord-américains que les Parisiens. J'adore les régions du nord de la France.
Malgré mon énorme mal de genou (j'ai appris le lendemain chez le médecin que j'avais le ménisque déchiré) je me suis louée une bécanne parce que j'avais trop envie de pédaller jusqu'en Allemagne. C'était à peu près à 30-45 minutes de vélo du centre ville de Strasbourg. Donc je l'ai fait, la ville de l'autre bord de la frontière s'appelle Khel. Les 2 pays sont séparés par le Rhin, y'a donc une passerelle à traverser et HOP! on est en Allemagne. La photo de mes pieds, ce n'est pas pour vous montrer mes nouvelles Converses que j'ai acheté à Strasbourg, c'est parce que j'ai théoriquement un pied en France, un pied en Allemagne. Donc j'ai passé l'après-midi en Allemagne, à pratiquer mon Allemand (ouais j'apprends l'Allemand depuis quelques mois). J'suis pas top. J'ai pu commander mon verre. Dire que je m'appelais Joyce. Que je venais du Québec. Que je travaillais à Paris. En Allemand. Mieux que rien!
Ce qu'il y a de spécial aussi en Alsace ce sont les maisons à colombages. Ces bâtisses avec des planches de bois qui s'entrecroisent. Et les pâtisseries. Plein de pâtisseries. Prochain déplacement; Écosse. La semaine prochaine. Pour une semaine. Trop hâte.

jeudi 3 septembre 2009

Bières, plage, moules et British
























































Se réveiller un matin, dans une banlieue au Nord de Paris. On prend le train, café croissant à la main, les yeux encore tout collés. Quand on les rouvrent, 300 km plus loin, c'est le paradis. Et on comprend pourquoi on s'est levé à 5 heures du matin un samedi. Émue par un tel spectacle, on marche le long des quais, près de l'océan. On croise des gens calmes, heureux qui ont eux-aussi l'air de dire "Mais comment suis-je atterri dans un paradis pareil?"
À gauche, le centre-ville historique de Saint-Malo "intra-muros". Une ville fantastique, surnaturelle.
À droite, l'océan à perte de vue. Des îles, des forts.
On se jette dans le premier resto conseillé par son "Petit futé" pour se gaver de moules frites, le plat régional. Les meilleures qu'on ait gouttées.
Puis enfin. On se dirige vers la plage, qui semble être partout de toute façon. On enlève ses chaussures en vitesse et hyptnotisé par le bruit des vagues, on s'empresse d'aller y mettre les pieds. Quel feeling de sentir ses chevilles fouettées par les vagues d'eau salé alors qu'il y a quelques moments seulement on était dans le noir, dans une ville sale regorgant d'immeubles.
Saint-Malo est irréaliste.
Après on a la chance de déguster les délicieuses bières brassées en Bretagne, la Lancelot blonde, rousse, brune... Quelle délice! À Saint-Malo, on est plus vraiment en France, c'est un monde à part. Comme le dit un slogan malouins "Ici, on est avant tout malouins. Puis Bretons. Et ensuite, s'il reste un peu de place (et c'est pas nécessaire), on est Français.
Partout, des noms nous évoquent le Belle Province " La rue du Québec, la Place du Québec, la Maison du Québec, La Rue Jacques Cartier, le Musée Jacques Cartier..." Et on rappelle volontiers à tous les tourisques que c'est de Saint-Malo qu'est parti le naviguateur avant d'aller découvrir le Québec. Une question " POURQUOI N'EST-IL PAS RESTÉ CHEZ LUI??!!!" À la vue de Saint-Malo, l'envie d'aller voir ailleurs ne m'aurait même pas effleuré l'esprit.
Puis, des rencontres fabuleuses à l'Auberge jeunesse, une journée trop réussie au Mont St-Michel, une soirée bien arrosées de bières régionales, accompagnant huître et moules. Des British qu'on oubliera jamais. Dans mon coeur Saint-Malo.