
Il était une fois un jeune garçon et son père. Les deux faisaient une randonnée dans une forêt du Nord –Ouest du Canada. La randonnée s’échelonnait sur quelques jours pour en arriver à ce qu’ils croyaient être l’étape ultime: la traversée d’un pont de 30 mètres de long tremblotant à 40 mètres au dessus d’une rivière très rapide, la Rivière de la Vie.
Le jeune garçon redoutait plus que tout cette étape ultime, ayant une peur bleue des hauteurs. En effet, ce pont était construit de minces lattes de bois. À ce qu’il avait entendu dire, 2 lattes sur 3 étaient manquantes. Il avait aussi lu quelque part sur internet qu’il n’était retenu que par de minces cordes qui semblaient sur le point de se briser chaque fois que quelqu’un traversait le pont. Il avait aussi entendu dire par un ami que cette épreuve était tellement difficile que plusieurs personnes ne s’en étaient jamais sorties indemnes.
Tout au long du parcours, le jeune garçon ne cessa de casser les oreilles de son père : « Es-tu certain qu’on va pouvoir traverser le pont de la Rivière Éternelle papa? Penses-tu qu’on devrait rebrousser chemin? Cela en vaut-il le coup? Et que ferons-nous si… » étaient parmi les phrases que le père entendit sans cesse lors des 7 jours que durait la randonnée avec son fils.
Les craintes du jeune garçon étaient tellement grandes qu’il en oublia d’admirer le paysage lors de la randonnée. La beauté de ses immenses baobab, la splendeur de ses montagnes, le bleu de ses lacs et de ses rivières; il manqua même de remarquer tous les animaux sauvages qu’ils eurent la chance de rencontrer lors de la randonnée.
Les craintes du jeune garçon étaient tellement grandes qu’il en oublia d’admirer le paysage lors de la randonnée. La beauté de ses immenses baobab, la splendeur de ses montagnes, le bleu de ses lacs et de ses rivières; il manqua même de remarquer tous les animaux sauvages qu’ils eurent la chance de rencontrer lors de la randonnée.
Le jeune garçon ne pris aucun plaisir à la randonnée tant la peur constante de cette épreuve ultime qu’était la traversée du pont le paralysait.
Arrivée au jour J, le père et le fils atteignirent le bord de la Rivière de la Vie. À leur grande surprise, le pont ne leur semblait pas aussi long qu’ils se l’étaient imaginés! Certes les risques étaient toujours présents mais rien d’aussi inquiétant que les scenarios dont s’était bouleversé le jeune garçon tout au long de la randonnée de 7 jours. Ils entamèrent la traversée au dessus de la rivière et durent bientôt se rendre à l’évidence que le pont avait été réparé; aucune latte ne faisait défaut; le pont était plutôt stable. Le jeune garçon se surpris même à se réjouir de cette expérience et à apprécier la vue – bien que très haute- que le pont offrait sur la Rivière de la Vie.
Arrivé de l’autre côté, soulagé et encore excité de son expérience, le garçon se tourna vers son père et lui dit: « Traverser ce pont fut bien plus facile que ce que je m’étais imaginé! Je regrette de m’être inquiété pour si peu. Ma peur m’a empêché d’apprécier cette semaine de randonnée. Si j’avais su que ce ne serait pas si difficile de traverser le pont de la Rivière de la Vie, j’aurais pris le temps d’admirer le paysage en chemin. Et ces animaux que je ne reverrai peut-être jamais! Quel dommage ! »
Son père lui répondit : « Mon fils, pour cette fois-ci ne t’inquiète pas trop puisque cela t’aura permis d’apprendre. Mais à l’avenir rappelle-toi de ceci : Le pont tu traverseras, quand arrivée à la rivière tu seras. Pas avant »
Le jeune garçon ne gâcha plus jamais une randonnée à s’inquiéter de la difficulté du pont qu’il aura à traverser une fois arrivé à la rivière.

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